En préambule (1) : Les émotions en pagaille
Les émotions peuvent être complexes à gérer. On les néglige, on les ignore ou on les oublie parce qu’elles sont éprouvantes, parce qu’elles racontent quelque chose de douloureux, ou parce qu’on n’a simplement pas appris à décoder notre corps, à percevoir l’émotion.
N’empêche, notre corps, lui, en sait quelque chose : la médecine traditionnelle chinoise ne sépare d’ailleurs pas la dimension fonctionnelle des organes de l’émotionnelle. Les émotions sont perçues par notre système nerveux, qui transmet ses perceptions à notre cerveau, en particulier à la partie « limbique ». C’est elle qui les « vit » de plein fouet : c’est la spécialiste de l’émotion et plus largement, de notre vie affective. Elle travaille main dans la main avec le néocortex, une autre partie du cerveau qui est capable de l’analyse, et de nommer le vécu.
Le néocortex écoute le cerveau limbique et il tire ses conclusions : par exemple une grande peur quand « je » s’est trouvé au milieu de la route et qu’une voiture l’a frolé(e). Conclusion : Traverser la route = danger potentiel = se mettre en sécurité.
En plus, le cerveau limbique conserve des traces des événements émotionnels les plus intenses, d’ailleurs visibles sous les ondes des radiologues.
En son sein, il y a l’« amande », l’amygdale. Elle contribue à sonner l’alerte, notamment quand un danger se présente ; à reconnaître l’expression d’un panel d’émotions, chez soi et chez les autres. Elle travaille en collaboration avec d’autres organes, notamment avec l’hippocampe, siège de la mémoire.